Yajaira et sa fille peinent à vivre dignement dans un quartier défavorisé de Bogotá. Jeune mère issue de la communauté autochtone emberá, elle décide de quitter ce milieu précaire pour retrouver les siens au cœur de la jungle tropicale. Un membre d’un gang de rue, rongé par la culpabilité, choisit de l’accompagner dans ce périple hasardeux. Le cinéaste canado-colombien Juan Andrés Arango poursuit ici son exploration de la migration et du déracinement, amorcée dans ses films précédents, La Playa D.C. (2012) et X500 (2016). Tourné en partie dans la forêt tropicale du Chocó, cet émouvant drame social, traversé d’accents oniriques, témoigne des violences armées qui contraignent les communautés rurales à abandonner leurs terres ancestrales. Entre voyage initiatique et expédition cathartique, Donde comienza el río dessine le portrait sensible de protagonistes en quête de leurs racines.