Pour rendre compte des récentes évolutions de son pays, l’Argentine, Lisandro Alonso revisite son premier long métrage, La libertad (2001), lui aussi à l’affiche du festival. Vingt-cinq ans plus tard, il y retrouve Misael, qui exerce toujours le métier de bûcheron. Dans son abri de fortune au cœur de la Pampa, ce coupeur de bois solitaire voit son quotidien bouleversé par l’arrivée de sa sœur, une femme souffrant de troubles psychiatriques. Alonso épouse le rythme de l’isolement – déjà au cœur de l’œuvre originale – tout en ajoutant à ce second chapitre les difficultés de cohabitation entre les deux protagonistes, liées au poids des charges familiales. Se soustrayant à toute nostalgie superflue, ce deuxième volet évoque également l’impact des politiques d’austérité menées sous le gouvernement de Javier Milei.