Allemagne, XVIIe siècle. Dans un territoire ravagé par la guerre de Trente Ans, un mystérieux soldat fait irruption dans un village isolé et se présente comme l’héritier d’une ferme abandonnée. Derrière les documents qui légitiment sa revendication se cache pourtant une autre histoire: celle d’une femme qui, depuis des années, vit sous une identité masculine afin de conquérir une liberté que son époque lui refuse. À partir d’un fait divers historique, Markus Schleinzer – ancien collaborateur de Michael Haneke – compose un récit d’affranchissement aussi intense que tortueux. Porté par un somptueux noir et blanc, Rose interroge la possibilité d’exister dans une société qui ne l’accorde qu’au prix d’un renoncement à soi. Sandra Hüller (également à l’affiche de Fatherland de Paweł Pawlikowski, présenté au festival) y livre une performance magnétique, récompensée par un Ours d’argent lors de la dernière Berlinale.