Après leur mariage à Belgrade, Boris et Hoda s’installent à Berlin, prêts à inventer leur propre manière de faire famille. Lui est serbe et queer; elle est iranienne et réfugiée; bientôt, ils attendent un heureux événement. Une fois les démarches administratives derrière eux, le couple bâtit peu à peu son nid, tout en s’adonnant à de ponctuelles aventures extraconjugales. Interprétant leurs propres rôles, Boris Hadžija et Hoda Taheri signent une docufiction espiègle inspirée de leur vécu. Mêlant avec habileté humour et émotion, I Plant My Hand in the Garden déjoue les récits attendus autour de l’immigration, et dessine des personnages rétifs aux identités et aux modèles sociétaux qu’on voudrait leur assigner. Avec malice, les deux cinéastes composent le portrait d’un couple résolument anticonformiste, résonnant avec des enjeux on ne peut plus d’actualité. Une belle découverte!